Apprendre à guérir sans effacer

Femme sociale, joyeuse le jour / Femme réelle, en reconstruction la nuit

“Guérir, c’est faire la paix avec son histoire, même si certaines pages restent froissées.”

On croit souvent qu’il faut oublier pour guérir.

J’ai cru en cette phrase, longtemps, sans jamais y parvenir.
J’ai essayé d’oublier, mais comment oublier son propre passé ?

La réponse est simple : on ne peut pas.
On peut le mettre dans un coin, dans une boîte, l’enfermer au fond de nous — il restera présent.


Mais parfois, c’est en se souvenant qu’on se répare.

Puis, un jour, plus j’essayais d’oublier, plus je me souvenais.
Et là, j’ai simplement pensé :
et si, au lieu d’oublier, j’affrontais ?

Je me suis remémoré tout : le jour, la scène, les gestes, les paroles.
Et c’est à ce moment-là que j’ai décidé que ce ne serait plus une barrière.
Que j’allais avancer.
Que mes souvenirs devaient devenir une motivation, une énergie, un moteur.

J’en avais marre de me laisser submerger.

Peu importe ce qu’on a vécu.
L’émotion liée à ce moment — la nature de cette blessure — traumatisme, blessure physique et/ou mentale, peur immense — reste ancrée, ne la laisse pas te submerger.

Il faut s’en servir.

Le plus dur sera de l’affronter, de trouver comment s’en servir.
Pour le reste — avancer, guérir, réussir…
C’est difficile, oui. Mais pas impossible.

Et je vais te dire une chose :
ça demande de l’énergie, du courage, de la motivation… parfois même de la rage.
Mais ce n’est pas impossible.


Une chose que personne ne nous dit :

La guérison n’est pas aussi simple que certaines personnes le laissent penser.
Elle est difficile, mais pas impossible.
Longue, mais pas infinie.
Douloureuse, mais pas autant que la douleur que l’on porte aujourd’hui.

Il faut accepter que l’on ne reviendra pas à l’identique.

Les blessures ne disparaissent pas. Elles se transforment, mais restent présentes.

On doit apprendre à avancer malgré elles, tout en restant debout.

Ce n’est pas facile, c’est vrai.
Mais rien ne l’est. Et rares sont les choses impossibles.

Mais on finit par trouver un moyen — notre propre moyen d’avancer.

Chaque femme est différente.
Nous n’avons pas toutes la même façon de faire face à nos traumatismes, nos peurs, nos blessures.

“Tes cicatrices ne sont pas des marques de faiblesse, mais les preuves que tu as survécu à ce qui voulait t’éteindre.”

Porter des cicatrices ne veut pas dire que tu es faible, ni que tu as échoué.
Elles sont la preuve que tu as enduré, que tu es tombée, que tu as survécu.

Mais elles ne définiront jamais la personne que tu es…
ni celle que tu choisis d’être.

Guérir, ce n’est ni oublier, ni effacer.
C’est continuer à avancer, même avec ce qui reste.

Bienvenue ici.


Falling up is not final, it’s the first step forward.


💮Merci d’avoir lu ces mots, et n’oublie pas, tu es peut-être une maman, mais tu es surtout une femme.


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